Ode

Tous les êtres boivent la joie

et le soleil.

Tous les êtres qui s’émerveillent

boivent la joie.

La joie s’écoule, nous nous aimons

et sommes frères,

sous le soleil il fait si bon,

le doux mystère.

Nous chanterons à l’unisson

partout sur terre.

Le soleil brille, pierre parangon,

partout j’espère.

Quand les hommes seront tous en joie,

sous le soleil,

un doux soleil, un fier émoi,

sera merveille.

Combler l’espace entre rêve et réalité

Souvent, on s’imagine un peu ailleurs, un peu à côté, un peu autrement. Et si je me mettais à… et si j’allais ici ou là… et si, sait-on jamais, j’aimerais bien, peut-être, un jour, serait-ce raisonnable. En général, ce n’est pas raisonnable, et pourtant ça l’emporte, et c’est la vie – ce n’est pas une expression : c’est ce mouvement, cet élan sans calcul qui s’appelle la vie, et organise sans qu’on le maîtrise la réussite de cet élan.

Parfois, ça envahit même les murs, comme ici en bas de chez moi :