Réouverture de l’été

L’entorse à la vie quotidienne entraîne repli sur soi, repli sur l’espace domestique, confection de panna cotta aux pêches et autres pains pita pour éloigner l’angoisse des trains, demain. (Je veux mes trains! dit une voix pressante. – Cela ne dépend pas de toi, répond la voix de la raison. Mais la voix de la raison dit aussi : On ne conduit pas avec une entorse! et l’autre voix rétorque : – J’irai quand même! etc, etc). Faire taire, attendre le dénouement, dans la soirée, lire le marc de café des prévisions sncf, eau brunâtre où se délite toute réflexion politique, tout avis, tout engagement, tant presse le voeu de tout simplement pouvoir y aller.

Dans les tentatives d’exorcisme, un petit texte au goût de panna cotta. Tant qu’à cuisiner, les mots sont de bons ingrédients eux aussi. Se plonger dans l’atelier d’écriture estival, en compagnie d’autres plongeurs masqués, à tuba voire à palmes, est un acte de détente bienvenu.