Un dimanche et 600 pages plus tard,

j’ai envie de vivre (comme d’habitude, un petit peu plus seulement).
Parce que j’ai lu Kafka sur le rivage, de Murikami, et que cette lecture peut produire cet effet.Décontenancée par les premières pages, j’ai mis cinq ou six fois à tremper le bout des orteils dedans, et puis hop! j’ai plongé.

Dans ce livre, on apprend les repas de personnages par le menu. On connaît leurs trajets et la marque de leur voiture. Un réalisme utile pour nous tenir par un fil invisible, un peu de sécurité pour s’envoler haut, très haut, très loin, très au creux de la forêt, dans un tourbillon qui dans son brouillard fait sens.

C’est une lecture-expérience.