Le propos

Et voilà, deux jours plus tard, n’arrivant pas à faire quelque chose sans l’analyser en même temps, je me demande : quel est mon propos?

Alors que je ne sais pas où je vais.

J’ai juste deux personnages.

Un lieu. Un deuxième qui se construit, à l’horizon. Un troisième personnage, secondaire, en arrière-plan (mais je ne sais pas s’il doit rester secondaire – je pense que oui, quand même).

Je tisse très lentement. Il me faudra cent jours!

Et quel est mon propos? Je ne sais pas.

La tapisserie de Bayeux avait un thème précis, et un propos précis, elle.

Moi…….. c’est un ton.

On va voir. Qui ne risque rien n’a rien.

Maintenant

j’écris un roman.

Il n’y a pas de titre.

Quelques semaines pour se mettre à l’équilibre, et puis le vieux plaisir reprend!

Je m’amuse avec une bluette.

On verra. Pas de titre pour l’instant.

Tenter d’attraper l’énergie du langage

Depuis un bon bout de temps, je n’écris plus tellement ici. Je vais revenir. Je reviens petit à petit, même brièvement. De toute façon, je suis faite de cycles.

J’ajoute qu’il m’est de plus en plus difficile d’écrire sur ce genre de format, à cause des correcteurs d’orthographe. Ils m’arrêtent. Ils surlignent en rouge la moindre construction syntaxique dérogeant à une simplicité exclusive. Là, par exemple, une machine vient de souligner « dérogeant ». Et vient de recommencer. Eh bien voilà, chers amis, je déroge et je dérogerai, à toutes les (fausses!) règles s’il le faut, et je dérangerai, non pas mon dictionnaire et ses pages denses, je dérangerai peut-être une machine indifférente, en fait je ne dérangerai personne, les machines n’ont pas tellement de sentiments, encore moins de vocabulaire, et les gens sur les machines à l’avenant.

Du coup, j’écris sur un grand cahier bleu, comme au bon vieux temps.

Voilà, c’est tout. Le cahier est bleu clair. Tout ça a quelque chose d’émouvant. Loin du mou des jours, porté par les vents.