Tribute to Banville

Ta majesté t’affranchit du trépas,

ô grand fardeau qu’avec ennui on nomme,

ô toi qui fais de nous bêtes de somme,

de l’âne un sot, du matin un « Hélas! ».

Répétitions, péroraisons immondes,

Fiche à remplir, solennité du jour,

Quand du Travail tu éloignes l’amour,

Que tu l’enfles de bêtise féconde,

Qu’engendres-tu, toi qui naquis si tard,

Tout fardé, paillettes et directives,

De la Nécessité le fils bâtard,

Père de nos lassitudes hâtives!

Non, tu ne mourras pas, je le sais bien,

Boulot, fils dévoyé de nos besoins.

Les parfums

Les gâteaux en forme de coeur répandent un parfum de bonheur.

Les dimanches en forme d’ennui ont le parfum des jours de pluie.

Les jours en forme de bonheur ont le parfum des trains à l’heure.

Les joies des petits marmitons donnent des vers de mirliton.

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