Pas de deux

Je tiens à garder le souffle de l’enfance, le papillon niais, la fleur qui s’émerveille. Il n’y a pas longtemps que lune et soleil dansent, il n’y a pas longtemps que l’être humain se pense; j’aime lire les auteurs antiques au soleil.

Bien sûr, puisqu’il convient d’être au monde des hommes, bien sûr, puisqu’il convient d’être avec son prochain, j’accepte toutefois de parler et sourire, et je m’agiterai en tous sens, c’est la loi. Bien sûr, puisqu’il convient d’être une grande personne.

Je tiens à dire pourtant que la valse intérieure connaît de temps en temps faux pas, coups de grelot, remous, tourments, et peines, et presque du chaos. Je tiens à dire qu’au fil ténu qui nous sépare, nous relie, moi et moi, le moi de mon enfance et le moi de la loi, il y a peu parfois qui tienne à distance un coup de ciseau.

Lectures caniculaires

J’ai donc lu : la pièce de théâtre écrite par J. K. Rowling et qui raconte les aventures d’un des fils de notre cher Harry Potter. Assez agréable à lire par temps chaud, mais rien qui ne tienne non plus tant que ça en haleine. J’avoue qu’à tout prendre, et bien que je n’aie vu que le film « Les animaux fantastiques », sans avoir envie de me lancer dans cette lecture, j’ai préféré le divertissement qu’offrait cet univers un peu renouvelé à cette suite par trop prévisible. Mais je l’ai lu en entier, et vite!

Un vrai plaisir de lecture plus ajustée à mes goûts profonds : « Les neiges bleues », de Piotr Bednarski. On m’avait recommandé ce livre, je m’en méfiais (suite à ma déconvenue Carrère). Mais c’est un beau livre, riche, profond, étoffé historiquement, puisque cela se passe en Sibérie, mais avec surtout beaucoup de plis et de replis humains. Un beau texte, bouleversant. Heureusement, je n’ai lu la préface / note du traducteur, à l’orée du livre, qu’après ma lecture, car il y raconte la fin! Une écriture fine et sensible. J’ai presque eu froid avec l’auteur, c’est dire.