Pas de deux

Je tiens à garder le souffle de l’enfance, le papillon niais, la fleur qui s’émerveille. Il n’y a pas longtemps que lune et soleil dansent, il n’y a pas longtemps que l’être humain se pense; j’aime lire les auteurs antiques au soleil.

Bien sûr, puisqu’il convient d’être au monde des hommes, bien sûr, puisqu’il convient d’être avec son prochain, j’accepte toutefois de parler et sourire, et je m’agiterai en tous sens, c’est la loi. Bien sûr, puisqu’il convient d’être une grande personne.

Je tiens à dire pourtant que la valse intérieure connaît de temps en temps faux pas, coups de grelot, remous, tourments, et peines, et presque du chaos. Je tiens à dire qu’au fil ténu qui nous sépare, nous relie, moi et moi, le moi de mon enfance et le moi de la loi, il y a peu parfois qui tienne à distance un coup de ciseau.