Lire, et monter

J’ai lu La chute de cheval de Jérôme Garcin. Et dire que j’avais hésité à l’acquérir ! C’est un ouvrage beau et prenant, – oserais-je dire que j’ai pleuré en le lisant? Non tant au texte en lui-même qu’à mes propres émotions qui lui faisaient écho.

Hier, grand soleil de février.

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Mise au point sur la gélatine

IMG_20170107_221330C’est l’heure du réveil. Et tout est lié.

Tout d’abord, faire des petites choses nouvelles au quotidien. Par exemple, une crème renversée : ici, on voit que mon caramel est trop clair, car j’étais impatiente et j’avais peur que la petite casserole ne se noircisse de sucre collant définitivement (je n’aime pas trop récurer les casseroles). C’est une recette très simple : on fait un caramel avec une dizaine de morceaux de sucre, ou un fond de petite casserole tapissé de sucre, on ajoute une ou deux cuillères à soupe d’eau, on met sur feu moyen, on n’y touche surtout pas. Quand ça a la couleur voulue, on arrête tout de suite le feu et on remue. La prochaine fois, j’attendrai que ça ait vraiment la couleur voulue. Puis on met le caramel au fond d’un moule, ou de petits ramequins.

Parenthèse : on fait chauffer le four à 150°.

Par ailleurs, une demi-bouteille de lait, à bouillir avec du sucre (75g) et de l’extrait de vanille, on y ajoute trois oeufs battus en omelette, hors du feu, on verse le tout dans le ou les récipients choisis. Il reste à faire preuve à nouveau de patience : au bain-marie, la cuisson prend une bonne heure si l’on a choisi un moule unique (comme ci-dessus); j’ai mis aussi à cuire deux petits ramequins qui n’ont mis que 45 min à prendre.

Le mieux, c’est de mettre la crème renversée au frigo, et de la démouler à la dernière minute, en plongeant le fond du récipient 30 secondes dans une casserole d’eau bouillante. Parfait pour un dessert, quand on reçoit des amis à dîner.

Me voilà donc une vraie femme d’intérieur. C’est que je m’occupe, en attendant. C’est que je me prépare. En attendant quoi? Mon grand voyage d’écrivain à cheval.

Oui, cela peut sembler contradictoire, mais j’ai besoin de me nourrir de ces contradictions. C’est en me prouvant que je suis capable d’être une femme d’intérieur, et que j’assouvis cette pulsion en moi, que je parviens à conjuguer aussi les efforts qui vont me permettre de réaliser mon grand projet. Petites recettes du quotidien, et grand voyage à venir : cela va de pair, comme ma future mule de bât et mon futur cheval.

J’ai emprunté le Journal de voyage de Montaigne, à la bibliothèque; je ne l’avais encore jamais repéré sur le rayonnage. Par ailleurs, j’ai validé vendredi la partie pratique du Galop 2. Je progresse! Je travaille au long cours : mercredi soir ping-pong, jeudi équitation, vendredi équitation, samedi une heure de vélo. Il me faut une condition physique de fond, pour mon futur départ, dans huit ou dix ans. Un grand voyage à cheval, ça ne s’improvise pas.

La gélatine émotionnelle prend. Cela demande de la patience, à petit feu, à four doux. Il faudra recommencer, se perfectionner, réussir la couleur du caramel. Mais je sais qu’il se trame une aventure extraordinaire.