Ce monde est triste et las, aussi, dans une fenêtre :

J’écris de la poésie conceptuelle

Cela signifie que mes idées prennent une forme

Bien qu’elles ne rentrent pas toujours dans le concept

C’est parfois le concept en creux

Mes idées

oh

Pégase

Mes idées                    – I D – nom de code : pégase

Pet-gaz, pâte-à-physique club!

ô toi qui écris de la poésie conceptuelle, hommage à toi.

Mes idées prennent une forme conceptuelle, voire en creux, et c’est là

qu’on s’arrache du dérisoire.

J’écris de la poésie conceptuelle,

c’est-à-dire que très librement

mon texte devient laboratoire

libératoire.

Il s’agit d’écrire cinq mots par ligne

et que pourtant mes idées tiennent dedans

dans un crâne maigre

et s’amenuisent jusqu’à

trouver le mot

juste.

C’est comme un résultat.

Oh! l’opération qu’on pose, Pégase! sans rien qu’une idée

qui pèse et qui pose sur les rails du Pinde,

peut-être, et de là découle

le mot érection

solitaire.

Car un mot juste bande, dans le massif de fleurs, et se détache en pistil couronné.

C’est un oiseau dont l’aile

allèle.

J’écris de la poésie conceptuelle, et elle vole

haut.

Rodin1(Illustration : une photo prise l’autre jour au Musée Rodin, à Paris.)