Labiche (en un ou deux mots?)

Deux pièces de Labiche d’affilée, ce soir, au théâtre. J’avais envie de rire après une journée bien chargée; je n’ai pas ri à gorge déployée, il y a un peu trop de grincements, mais c’est enlevé, c’est amusant, c’est réussi, c’est vivant.

Labiche, du verbe bicher. La biche, parce qu’avec ces deux pièces, regroupées sous le titre « Les Animals », ça biche, et c’est bondissant. Les hommes y sont chien, voire mouton; les frustrations des unes et des autres finissent par tout partir en vrille. Ce qui ne gâte rien : les costumes sont très beaux, le décor, élégant.

Passant, je te recommande cette pièce!

Dom Juan un mercredi de pluie, ça réchauffe

Contente d’avoir vu ce Dom Juan là, mise en scène de Georges Bouillon, une belle harmonie de couleurs, blanc, noir, violet; élégance et justesse du propos. Je me suis demandé où seraient les enfers, qui s’ouvrent avec inventivité. Le rythme enlevé de l’ensemble est plaisant; surtout, à force de lire des extraits, d’étudier des passages, c’est un bonheur de redécouvrir le texte dans son intégralité, sa densité, son unité de sons et de couleurs, en un peu moins de deux heures de bonheur : doutes, questions, sourires et peines, le bonheur d’y être pleinement.