Les rêves

prennent beaucoup de place. Ils sont blancs, effacent le reste du monde. Ils ont des taches de rousseur. Les rêves parlent, prennent la place, les mots s’ajoutent aux mots. J’y ajoute des images, j’en colle, ça scrapbooke, ça découpe, entaille, compare, surajoute, colle et recolle par-dessus. Patchwork de rêves. C’est un peu artisanal, ça évoque les années kitsch de Katmandou, mais en plus rigoureux. Et ça n’est pas de toutes les couleurs, c’est blanc. Bien sûr, il y a des pierres dedans. Des cailloux dans les poches, et sur les routes. Sinon, ce ne seraient pas mes rêves.