Plaisirs du dimanche liés à l’enfance

Une liste qui s’agite comme feuille au vent d’automne : observer les marrons écrasés par les roues des voitures près du carrefour; observer les marrons neufs et luisants, plus chanceux, tombés sur le trottoir; marcher dans les feuilles mortes. Nommer l’origine du plaisir : nature en ville, posée et maîtrisée, touche picturale dans paysage urbain.

Les marronniers de la cour de l’école rouge?

Aller au marché, faire un pot-au-feu, acheter un chou frisé et finalement, le réserver pour plus tard. Se souvenir de la description de Zola, fruits et légumes dans « Le Ventre de Paris », sous le pinceau de Claude. Se demander si ce plaisir, c’est imiter l’enfance, ou si c’est du mimétisme social.

 

Quand est-ce qu’on invente?

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Partir à vélo, savourer le vent qui chasse les moucherons, longer le fleuve. Plaisir de la répétition; plaisir de fuir, aussi, les tâches un peu plus ingrates, qui attendront.

Les enfants sont heureux parce que dans leur maison (qui n’est pas la mienne), ils vont avoir un chat. Ce qui était impossible, inenvisageable, devient possible. Non, ce n’est pas une stupéfaction. On n’invente pas. On recoud, on reprend, on reprise, on ajoute, on modifie, on change, on rectifie.

J’aimerais inventer. J’apprécie tous ces plaisirs rassurants comme un calme dimanche, mais j’appelle un dimanche qui s’invente (il reste la soirée).