Pays des joies

DuneDuPilatJoie d’un week-end à jouer avec les rouleaux de l’Océan, et à découvrir les pinèdes, le port un peu trop fréquenté mais offrant une jolie vue, le sable doux et l’écume sauvage. Joie aussi d’avoir vu, jeudi soir, une pièce de Pommerat, « ça ira, fin de Louis », une partie (1) dont la parenthèse suggère qu’il y aura une suite, spectacle vif et intelligent. Joie des gens, des amis, des amours, des animaux, des paysages, des enfants, des oiseaux – les beaux jours!

Beaucoup de théâtre

Ces derniers temps, je suis allée au théâtre sans prendre le temps de noter quoi, quand.

Vu : « Genèse 2″, lors du festival WET°. La salle était presque vide, c’était le dimanche après-midi, et nous avons ri.

Vu : « Deux ou trois choses que je sais de vous », une performance. C’était assez bien, très émouvant. Plein d’émotions déjà évaporées, parce que très en prise avec l’instant, le clin d’oeil, le fait d’être à Tours, les gens qu’on connaît. Non pas une critique de Facebook comme on en lit un peu partout, plutôt le charme indistinct d’un autoportrait collectif. Très fin, et tendre. Doux-amer.

Vu vendredi 12 mai au soir : « Qui a peur de Virginia Woolf », mise en scène Françon, écriture Albee, traduction Très Très Bien (malencontreusement, comme toujours, il est difficile de retenir aussi le nom du traducteur, ou de la traductrice). Une pièce qu’il ne faut pas aller voir en couple (je n’ai pas commis cette erreur.) – Tu fais des choses seule? C’est bien, de savoir sortir seul, m’a dit un ancien collègue qui me croisait par hasard, comme s’il se parlait à lui-même. Oui, il vaut mieux savoir être seul, c’est ce dont parle cette pièce, et de la presque impossibilité à se représenter et habiter l’espace du couple, quand on n’a pas d’enfants. Peut-être est-ce davantage sur la folie que c’est, un couple, enfant(s) ou pas, la folie de ce qui nous lie, tout cela étant tristement contingent, un peu pervers, pas mal opportuniste. Ce n’est pas le genre de chant qui vous ouvre le coeur, et pourtant, cela fend les armures. On a besoin des autres, quand même.

Sur ce, bon week-end.

 

Labiche (en un ou deux mots?)

Deux pièces de Labiche d’affilée, ce soir, au théâtre. J’avais envie de rire après une journée bien chargée; je n’ai pas ri à gorge déployée, il y a un peu trop de grincements, mais c’est enlevé, c’est amusant, c’est réussi, c’est vivant.

Labiche, du verbe bicher. La biche, parce qu’avec ces deux pièces, regroupées sous le titre « Les Animals », ça biche, et c’est bondissant. Les hommes y sont chien, voire mouton; les frustrations des unes et des autres finissent par tout partir en vrille. Ce qui ne gâte rien : les costumes sont très beaux, le décor, élégant.

Passant, je te recommande cette pièce!