Le goût de l’apocalypse (brouillon1)

C’était un dimanche de pluie. Il faut bien que l’apocalypse commence quelque part.

Il y avait un tableau de Hieronymus Bosch ouvert dans un grand livre d’art, sur la table basse. Hieronymus est plus joli que Jérôme, rappelle le caractère sacré du prénom, comme si l’étymologie pouvait ramener au pays des mystiques sa radicale étrangeté.

Le goût de l’apocalypse lui était venu de séries sans joie. Des histoires de zombies, de dents qui claquent, d’yeux vitreux, ensanglantés, de plaies béantes, de morsures, de membres arrachés, sangs répandus, mêlés, brûlés, corps traversés par le fer, le feu et la douleur. Des blockbusters, World War Z, avec Brad Pitt. Il n’y a pas de grand écart culturel, juste une appétence de décomposition du monde.

CECI EST UN POINT DE DEPART.

(Image : La Vision de l’Enfer, Jérôme Bosch, détail, source : cosmovisions.com)