Lire Humboldt

Texte bref, mais dense. Pensée audacieuse de ceux qui déchiffrent le monde. La quête d’une langue universelle se heurtant à la variété, souple et ondoyante, de la diversité du monde. On sent sous la rigueur de sa plume combien il est séduit par toutes ces grammaires qui voyagent, les mots qui ne disent jamais le réel, les modalités verbales qui tendent vers la représentation de l’action sans jamais tout à fait la dire.

Les idées et la langue qui sert à les exprimer étroitement liées, ensemble, à s’ajuster constamment – ça pense et ça danse.

Dire au revoir

Je ne sais pas bien dire adieu, et au revoir c’est encore pire.

Je viens d’envoyer mes derniers cours à mes élèves – et des conseils de lectures. Les suivront-ils?

C’est vraiment une fin d’année très bizarre. Tout ça pour reculer devant le pire : ranger les monceaux de papier accumulés depuis des semaines, et des semaines, depuis septembre dernier! Je suis plus heureuse à écrire des cours sur Eschyle, c’est sûr…

Encore une page qui se tourne.

Cela me rend moins mélancolique que d’autres années.

Un peu d’énergie en plus ne me ferait pas de mal.

Je ne sais plus trop quelle est la place de ce carnet. Tout se mêle sur cet écran.

# en pause.

Voilà, ce qui précède témoigne de la fin de quelque chose (en l’occurrence, de ma capacité à penser). J’aimerais tellement retrouver ce flux, d’écrire. Mais l’écran est porteur de trop d’informations, de tâches, et ne peut plus être l’espace d’une échappée.

Je dois réfléchir encore un peu – ailleurs.