La camaraderie

Image illustrative de l'article Le Chevalier, la Mort et le Diable

C’est un cavalier ancien, envers qui je ressens une profonde camaraderie. (Et ce sans doute à cause de, ou malgré, ou avec tout ce que Nietzsche en raconte). La seule chose que je trouve étrange, c’est ce chemin qu’il emprunte, vers la gauche. N’aurait-il pas dû, comme l’espoir, comme nous qui écrivons de gauche à droite, avancer de l’autre côté? Est-ce Dürer qui a oublié que lorsqu’on grave du bois, il faut penser la gauche et le droite en miroir? Non, Dürer est trop habile. Était-ce un moment de sa vie où Dürer apprenait à écrire l’hébreu?

Je me défends contre les ombres, les démons, les doutes; je passe, imperturbable, à l’image des heures qui me défient; et j’avance ce texte qui me tient à coeur. J’en suis à la moitié. Une bonne moitié du mouvement d’ensemble que j’ai en tête. Peut-être arriverai-je – je me prends à rêver – à l’achever en une seule année, puisque j’ai commencé au printemps dernier. Précisons que c’est un texte bref. Mais j’écris plus vite, maintenant. Je combats mon démon d’hésitation et de lenteur. J’en suis à 52% de mon plan, pour être exacte.

C’est que pour passer, il faut une solide armure; savoir manier l’épée, quand ne suffit plus l’indifférence; et une foi sans faille chevillée au corps.

Source de l’image : « Duerer – Ritter, Tod und Teufel (Der Reuther) » par Albrecht Dürer — Inconnu. Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons – http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Duerer_-_Ritter,_Tod_und_Teufel_(Der_Reuther).jpg#mediaviewer/File:Duerer_-_Ritter,_Tod_und_Teufel_(Der_Reuther).jpg