La nuit tombe

LuneEn ce moment, je pense tout le temps à ce livre de Erri de Luca que j’ai lu l’autre jour. Il s’appelle « Trois chevaux ». Dedans, il est question de sauge. J’ai acheté des bonbons à la sauge, dans un magasin bio : il paraît que c’est bon pour la gorge. Ce n’est pas grand-chose, un paquet de bonbons à quatre euros, mais j’observe avec toujours autant de surprise, une forme d’impuissance aussi, à quel point les livres que j’aime me rendent influençables.

Je vis aussi sous l’influence de la lune. Et même quand la nuit tombe en bord de Loire, qu’on entend le soudain envol des cygnes qui rejoignent leur abri, le fracas du laid ragondin qui s’empare des berges, quand les lieux s’obscurcissent, je me sens protégée par la lune.

C’est normal : ma fille est une licorne. Quant à ma mère, n’en parlons pas.