De l’art de l’oubli

Quelques journées bretonnes. Quelques quintes de toux. Quelques soirées auprès du feu. Beaucoup de pages lues. Quelques pas sur les rochers. Quelques kilomètres sur le sentier des douaniers. (C’est d’une efficacité, l’anaphore!)

J’ai oublié sur une chaise mon manteau, et laissé derrière moi l’hiver. J’ai oublié mon appareil photo dans la poche du manteau, et ça tombe bien, je ne sais pas prendre des photos, ça m’encombre. Je trouverai un autre moyen de décorer cet espace. Ou je vais m’offrir un meilleur jouet (avec celui-ci je n’arrivais pas à photographier les abeilles dans les fleurs), et quelques leçons d’oeil. Mieux : me remettre aux cartes.

Seules trois images dignes d’être attrapées au vol, aussi les voici, trois bateaux de pêche accostés et qui me chantaient ce poème :

l’horizon

malgré tout

l’apocalypse