Pauses

Je vais essayer de revenir ici : j’aime bien cet endroit – mais parfois, on a besoin de vacances.

Je ne sais pas ce que j’ai fait de ma fibre poétique.

Est-elle confinée? Non, pas vraiment… Je me laisse embarquer dans une forme de survie, je n’aime pas trop cela, mon métier me déborde, la matière me déborde, me noie, il faudrait que je me sorte de là comme on se secoue de l’eau lourde, comme on s’ébroue, comme on se débarrasse de la boue superflue, comme on dit non à la boue et oui à la terre fertile, comme cela.

Je manque de quoi? De rien, si ce n’est d’air, de temps, de ce fluide léger, l’éther, l’appel du ciel, la fécondité du ciel libre, je manque d’oiseaux à l’intérieur, je manque d’envols.

Est-ce que je souffre? Même pas.

Cet endroit est-il mort? Peut-être.

Est-ce que je suis passée de l’autre côté? Je crois. Mais qu’y a-t-il, de ce côté-ci? Je ne sais pas encore.