Aujourd’hui, je pioche

non pas dans le jardin, mais un peu partout, dans plein de livres qui jonchent la table, comme un parterre de fleurs pas du tout organisé.

En vrac, il y a : Yourcenar : Mémoires d’Hadrien + Souvenirs pieux + Conte bleu (ce que j’avais en poche, en rayon) ; Eschyle, les tragédies complètes en folio + une vieille edition, la traduction Chambry + un gros livre blanc, l’intégrale des tragédies de Debidour; un Pascal Quignard qui traîne là; un épais livre vert sur la Médecine grecque (Vivian Nutton, aux Belles lettres); il y a aussi ma liseuse et dedans, je lis Stevenson, son tour du Massif central avec sa petite ânesse Modestine, et il a dormi au lac du Bouchet, et nous aussi nous avions fait cela, mais c’était il y a longtemps et j’ai l’impression que c’était aussi lointain que cette époque où il évoque ces auberges avec une grande chambre commune où tous les voyageurs se retrouvent. Il y a aussi un livre de cuisine, « La cuisine romaine ».

Je fais un drôle de métier.

Mais j’attends la fin de la pluie avant d’aller piocher dans le jardin, et transplanter dans la terre ameublie par l’eau du ciel les premiers petits pois du printemps, qui, j’espère, ne gèleront pas sous leur petite serre.