Lire ou écrire, il faut choisir.

Donc, je lis. Je lis mal, je ne suis pas fière de moi. J’avale des livres pour combler mes lacunes, le temps qui a passé et s’est effiloché, tout ça manque de structure et de cohérence. J’ai lu le Ménéxène de Platon et le Gorgias, la vie de Démosthène par Plutarque, j’ai essayé l’anthologie en lisant « Dixit », un recueil de pages sur l’art oratoire publié chez les Belles-Lettres, j’ai lu de larges extraits d’Isocrate et de Lysias – et je ne sais toujours pas exactement ce qu’est l’art de l’éloquence. J’ai plein de notions en tête, des anecdotes, des perles, des idées – mais pas cette lumière que je peux transmettre quand j’ai compris, comme le jour où j’ai compris le romantisme, ou celui où j’ai compris Balzac. On comprendra que dans cette perspective je n’ai pas franchement le temps d’écrire, bien que l’envie m’en démange à nouveau.