Aphorismes

Comme un coeur qui s’assèche, un ruisseau se tarit, le temps fugue.

A trop regarder les étoiles.

Du lointain vint la paume tremblante des heures.

A trop regarder monter et descendre les fleuves, les herbes sont montées, mauvaises. Cachent la rive.

Du lointain vint le sable des heures.

Comme un coeur qui s’assèche, de la fleur morte tombe les graines.

A trop écouter le vent semer l’automne.

Comme un coeur, comme un fleuve.

Du lointain vint l’eau des larmes et des heures.

Et mon coeur épanchait ses graines sèches, au bord de l’eau.