Du vent, du sable et de la colle

L’humeur est à la tourmente.

J’aimerais courir et sautiller mais tout me contraint.

Le temps est sable et colle. Fluide et poison.

S’enroule autour de moi le long boa des heures. Gris. Vermeil. Couleur d’écaille.

J’aimerais être tronc, racine, mousse, et résister au vent.

L’érotisme profond des racines en herbe.

Mais le vent a rasé les pousses du printemps. Il reste colle, et sable. En mourir, bouche pleine.