Comme un bonheur, trouver sa place

Dimanche, j’ai pu bénéficier du généreux et précis savoir-faire d’un très beau cheval, et d’un poney coquin.

Asso Quadrupède Poney assisEt la vie tourne, et il se pourrait que ce soit un très bel été, et de très beaux jours à venir, une cheminée l’hiver, des livres, de grandes balades, des soirées animées, des fleurs au printemps. Il se pourrait – restons prudents. Il se pourrait, l’harmonie. Ce n’est peut-être pas impossible. De la tuile sur le toit retenir la lumière. De l’ardoise connaître la joie du gris. Il se pourrait la terre, la vie, la joie. Parfois je songe aux jours et à la pourriture, à ce qui fait naître en soi l’odeur de moisi et la sensation d’enfermement, je ne sais pas d’où ça vient, d’épaules trop basses, d’un manque de respiration ou de pas assez d’amour, de souplesse, de générosité. Peut-être que ce qui blesse les gens, c’est la paresse, la paresse de faire, d’oser, d’aimer et d’agir. Notre ennemi c’est la fatigue et le manque de concentration, toujours.

Et la vie tourne, peut-être est-ce important d’aimer bientôt retourner travailler, et faire, mener de grands et petits projets. Le cheval sur le rond de longe est précis. Il est à l’image des horloges, pas actif. Il va. Et c’est cet allant, cette allure, ce qu’il y a de plus beau au monde. Comme l’eau du torrent, ou les vainqueurs, à la course. La force qui va.

Asso Quadrupède Longe Xylo(Photos Eva Malmasson, Association Quadrupède)