Beaucoup de théâtre

Ces derniers temps, je suis allée au théâtre sans prendre le temps de noter quoi, quand.

Vu : « Genèse 2″, lors du festival WET°. La salle était presque vide, c’était le dimanche après-midi, et nous avons ri.

Vu : « Deux ou trois choses que je sais de vous », une performance. C’était assez bien, très émouvant. Plein d’émotions déjà évaporées, parce que très en prise avec l’instant, le clin d’oeil, le fait d’être à Tours, les gens qu’on connaît. Non pas une critique de Facebook comme on en lit un peu partout, plutôt le charme indistinct d’un autoportrait collectif. Très fin, et tendre. Doux-amer.

Vu vendredi 12 mai au soir : « Qui a peur de Virginia Woolf », mise en scène Françon, écriture Albee, traduction Très Très Bien (malencontreusement, comme toujours, il est difficile de retenir aussi le nom du traducteur, ou de la traductrice). Une pièce qu’il ne faut pas aller voir en couple (je n’ai pas commis cette erreur.) – Tu fais des choses seule? C’est bien, de savoir sortir seul, m’a dit un ancien collègue qui me croisait par hasard, comme s’il se parlait à lui-même. Oui, il vaut mieux savoir être seul, c’est ce dont parle cette pièce, et de la presque impossibilité à se représenter et habiter l’espace du couple, quand on n’a pas d’enfants. Peut-être est-ce davantage sur la folie que c’est, un couple, enfant(s) ou pas, la folie de ce qui nous lie, tout cela étant tristement contingent, un peu pervers, pas mal opportuniste. Ce n’est pas le genre de chant qui vous ouvre le coeur, et pourtant, cela fend les armures. On a besoin des autres, quand même.

Sur ce, bon week-end.