L’utopie trouve sa place

La grippe, le temps qui passe, tout fait que j’écris peu; mais j’essaie de nouveaux trucs. Comme insérer une vidéo : essayez!

C’était le premier essai, dans le rond de longe, des amazones qui dansent et n’ont même pas besoin de rênes pour diriger leurs chevaux. On y voit Aladdin, un petit cheval noir, sa soeur Wapiti l’agile, et Imprévu, le fiable et courageux cheval à la robe isabelle, qui me porte et me laisse m’agiter sur son dos. Les chevaux apprécient la musique.

Hier, j’ai pris le temps de parler politique. Je suis restée à la maison, avec mes paquets de mouchoirs et des microbes, ou virus, qui s’en vont déjà.

Je ne sais d’où vient cette terrible envie de voyager à cheval. C’est quelque chose qui vient de très loin, de Pégase et de Bucéphale, du calme lointain, des figures héroïques, de d’Artagnan, de Lucky Luke et Jolly Jumper, mais aussi de Don Quichotte et son vieux Rossinante, des chevaux de Poseidon, du vieux Nestor, et d’une manière générale d’une conscience aiguë que le monde des machines est pratique, offre un confort immédiat, mais n’est pas viable sur le long terme. Au fond, je sais que c’est politique. C’est le désir d’un monde harmonieux, où la nature, si bonne et si utile à l’homme, n’est pas détruite ou méprisée par lui. C’est l’envie d’une terre qui rendrait aux animaux des territoires et des chemins, non pas pour que ce soit un espace de sauvagerie, mais que l’on prenne le temps de construire un éden. Toute la difficulté de voyager à cheval, c’est les machines, les voitures en grand nombre – les tracteurs sont bien pratiques, les voitures aussi, c’est leur massification qui pose problème. Les voitures n’ont pas de nom. Elles se remplacent. Pas les chevaux.

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