L’été fantastique, 5 (je suis curieuse de la suite)

Ci-dessus, la pochette de l’album de Thelonious Monk, Underground. Dans ma tête, c’est à peu près autant en bordel, et il est très difficile de trouver une entrée de dictionnaire.

« Pour un dictionnaire » (l’atelier de François Bon)

CHAOS – Il y avait cet extra-terrestre à l’écran, et non ce n’était pas normal, personne n’avait pu le désirer ou le rêver comme on rêve d’un lapin blanc ou d’une princesse aux cheveux soyeux, ou d’une souris rigolote qui parle, c’était un être laid, aux doigts affreux, au cou maigre, et qui ne répondait plus à l’organisation du monde répertorié, qui ne répondait plus aux catégories, déclenchant une vive angoisse; derrière ses doigts venait une lumière blanche, artificielle, qui interrogeait; il saisissait la lumière, et il n’y avait pas de réponse. L’angoisse du chaos revint quand la frontière d’entre les vivants et les morts s’effaça, le pire étant un épisode de {Buffy contre les vampires}, où l’héroïne est si malheureuse d’avoir perdu sa mère qu’elle cherche à la faire revenir, or sa mère n’est plus sa mère, mais un être modifié, défiguré, méconnaissable. Le monde de l’héroïne s’effondre du dedans, et dans mon grand livre bleu de la mythologie, il y avait aussi cette lumière blanche par-derrière, venue en ironie disperser ses rayons sur l’image du chaos, l’image bouleversée, les rochers au ciel et les pierres.