Montée de stress

Demain c’est la réunion, la réunion de répartition, celle où va se décider quelles sont mes classes pour l’an prochain. Demain c’est la réunion qui dira de quoi mon année prochaine est faite. Eh bien… oui, ça me stresse! Trop de tensions, de non-dits, de difficultés parfois objectives, mais surtout le seul moment de l’année où les égos des professeurs se déploient comme des ailes de dragons hérissées de piquants et d’acier. Je ne suis pas très douée à ce jeu de parade et d’orgueil. Et, pire que tout, je ne sais pas de façon assez ferme où est mon intérêt, convaincue que se laisser porter par son destin est en général, dans ce domaine précis, un choix tout à fait estimable, et que ceux qui se battent bec et ongles pour obtenir telle ou telle section finissent souvent par s’en mordre les doigts ( ce qui est objectivement faux, venu des illusions anesthésiantes et lénifiantes du type « les derniers seront les premiers », et autres refrains de la Consolation).

Perdue face à des enjeux qui me dépassent, quoique je les comprenne trop bien, j’ai envie de m’en laver les mains. C’est d’actualité, non?

Et pourtant tout cela est important. D’où la fameuse montée de stress. Ah, spirales infernales.