Apprendre à finir

Quand on a tout son temps, il n’est pas aisé de finir ce qu’on a commencé. Tout peut traîner en longueur.

Il y a même un quasi confort moral à faire durer un projet des heures. Par exemple, mon premier masque, je l’ai cousu en trois bonnes heures, le temps de me documenter, tout ça…

L’époque est à la confection. Cuisine, potager, écriture.

L’artisanat a quelque chose de grave, de sérieux, même pour les petites choses. L’humain y déploie sa spécificité d’espèce avec une forme de solennité.

Il va tout de même falloir ritualiser le temps, le borner, l’apprivoiser, comme on coud. Coudre le temps qui court. L’amender en compost pour qu’il produise mieux.

Bref, apprendre à finir.