Tenter d’attraper l’énergie du langage

Depuis un bon bout de temps, je n’écris plus tellement ici. Je vais revenir. Je reviens petit à petit, même brièvement. De toute façon, je suis faite de cycles.

J’ajoute qu’il m’est de plus en plus difficile d’écrire sur ce genre de format, à cause des correcteurs d’orthographe. Ils m’arrêtent. Ils surlignent en rouge la moindre construction syntaxique dérogeant à une simplicité exclusive. Là, par exemple, une machine vient de souligner « dérogeant ». Et vient de recommencer. Eh bien voilà, chers amis, je déroge et je dérogerai, à toutes les (fausses!) règles s’il le faut, et je dérangerai, non pas mon dictionnaire et ses pages denses, je dérangerai peut-être une machine indifférente, en fait je ne dérangerai personne, les machines n’ont pas tellement de sentiments, encore moins de vocabulaire, et les gens sur les machines à l’avenant.

Du coup, j’écris sur un grand cahier bleu, comme au bon vieux temps.

Voilà, c’est tout. Le cahier est bleu clair. Tout ça a quelque chose d’émouvant. Loin du mou des jours, porté par les vents.