Boussole

Hier j’ai fini la lecture de Boussole de Mathias Enard, et c’était un beau livre. Je me demande si l’auteur ressemble à son héros. J’admire et j’envie tant de savoir et de culture. J’admire l’effort poursuivi sans relâche tant par l’auteur, jusqu’au bout du livre, que par son personnage, qui ne s’éloigne jamais de lui-même et de tout ce qu’il ressent. Moi j’en suis incapable. Ou autrement. Par ailleurs, ce n’est pas tellement l’argument psychologique qui tient le livre, mais l’émotion des peuples et des cultures. La perméabilité des frontières. Les tapis volants. J’ai beaucoup aimé cette lecture, puis j’ai songé que je n’ai jamais encore vu Vienne. Il faudra remédier à cela.