Perte de repères

Dormir trop, plusieurs jours d’affilée, d’un sommeil que l’on croit sans rêves, puis soudain obtenir une sorte d’état de grâce qui permet de rêver à nouveau. Cela faisait plusieurs mois que je ne m’étais éveillée au matin, les yeux clos, dans le sommeil encore, sans savoir où j’étais, à la limite, à la frontière. Ces états où nous mènent parfois le manque de sommeil, parfois l’intensité d’une réflexion qui nous échappe tant on la tient, parfois les vertiges des émois amoureux. Et là, tout simplement, le sommeil, vecteur des rêves, facteur des montagnes, porteur des tremblements des portes qui s’ouvrent, des grottes qui s’enveniment au bas des cols, des poussières de livres qui parsèment les cimes.

Ciel! j’ai rêvé.