Convictions écolo (et tout ce qui s’ensuit)

Voilà l’état des mieux :

-je vais travailler à vélo;

-voilà bien longtemps que l’on n’achète plus de bouteilles d’eau, mais qu’on a des bouteilles en verre que l’on remplit, et qu’on nettoie régulièrement;

-jamais nous n’achetons de thé glacé, car j’en fais l’été;

-le lait, c’est local et dans un pack en carton!

-au lycée, pas de gobelet qui tombe de la machine à l’heure du café : mug transportable et sachets de thé!

-maraîcher bio local hebdomadaire (je ne m’y tiens pas s’il pleut trop, ni quand la nuit tombe tôt)

-compost, évidemment, et pas de pesticides au jardin;

-animaux traités à l’huile essentielle pour prévenir puces et tiques;

etc, etc, etc. Mais c’est sans fin, évidemment. Et surtout je ne sais que faire de ma colère. Celle contre ces gens qui attendent à l’arrêt de bus, avec le moteur en marche, que leur passager-chouchou descende. Celle contre les automobilistes qui roulent n’importe comment en ville. Celle contre les petites bouteilles d’eau à 2 euros, qui m’évoquent le président de Nestlé et sa phrase terrible. Je suis en colère. C’est peut-être la mode. Mais c’est affreux.

Oh la, la

Je pense de partout et j’écris dans tous les sens. J’indécence de partout et ça brille d’incandescence. Je danse comme je pense et j’encense comme je danse. J’admire et je brille et fais briller d’étincelance. Je danse et j’étincelle et cela, j’appelle ça je pense? Mais qui danse avec sa panse pense-t-il avec ses pinces, pince-sans-rire sans décadence? Je pense de partout et dans tous les sens, j’écris comme je danse, oh la la. Pense.

Comme un oiseau sur la branche

Canaris2019-2Je ne sais plus écrire, je ne sais plus pleurer.

Mille directions s’offrent à moi, et la cage est ouverte.

L’autre soir, quelqu’un d’ami disait : jamais dans l’histoire nous n’avions eu à gérer l’abondance, à faire face au trop-plein.

Je ne sais pas si c’est vrai, en ce qui concerne le monde.

Mais en ce qui me concerne en particulier, dans ce microcosme personnel dont les enjeux s’inscrivent en mini-miroir romantique de l’humanité (je ne suis pas mégalo, je pense à la préface des Contemplations, où Hugo s’exclame : « Nul n’a l’honneur d’avoir une vie qui soit à lui » – je cite de mémoire, c’est peut-être approximatif, pardon), j’ai beaucoup de choix. L’existant forme un tout qui regorge de possibles. Je joue du piano – trop peu. J’écris – bien, mais pas assez. J’enseigne – souvent; devenir formatrice? Jouer plus avec le chien? Courir davantage? Mieux soigner mon jardin? Tricoter plus d’un pull tous les trois ans? Améliorer ma pratique du vélo? Lire mieux, de façon plus structurée? Monter vraiment à cheval? Je touche à tout, experte en rien, si ce n’est dans l’art de lever le nez au vent. En plus, nous avons des canaris qui chantent, et que l’on peut donner à ceux qui sauront s’en occuper, avec une grande volière ou mieux encore, comme chez nous, des heures de vol en liberté. Ah, oui, j’allais oublier. Je ne sais rien faire. Mais je n’ai de cesse de tendre vers le Grand Art : être libre. J’essaie (malgré toutes les entraves) de vivre en liberté – ô tendre vers l’idéal, aérien!