Cliquer n’est pas jouer

Et pourtant, ma joie principale, en ce moment, vient de mes cours offerts aux élèves.

Je ne peux le dire qu’ici. Cela ne se crie pas trop fort. Mais mes cours sur Eschyle, les taper, les écrire, les réfléchir, c’est ce que je fais de mieux. Au moins, cela, j’ai l’impression que j’y arrive un peu!

Bien sûr, il y a d’autres joies, peindre avec les enfants, ou cueillir les fraises, ou les promenades, les lectures, mais… Eschyle, tout de même, Eschyle!

Coudre, découdre, recoudre

Voilà, j’ai fait ma part et cousu quelques masques, j’ai fait de l’assemblage, trente masques assemblés. La semaine passée, j’avais découpé 62 carrés. Encore avant, j’avais distribué des tracts. Samedi, je distribuerai des masques – avec un masque, bien sûr. J’admire ceux qui organisent et formalisent tout cela, je ne fais qu’une petite part, et au moins ma machine à coudre sert à quelque chose.

Coudre des liens, quand le virus découd tout. Recoudre les gens ensemble. Vraiment, ce n’est pas facile, cette histoire. Ce n’est pas de tout repos, quand on y songe.

Fatigue oculaire

Parfois, autrefois, l’écran de mon ordinateur était un espace de détente, presque un cocon.

Je dois dire que cela a bien changé.

C’est le jardin qui fait ma joie. L’écran m’envoie des messages incessants. J’y travaille des heures et des heures. Comment trouver la force ensuite d’écrire?

Et pourtant, il le faut. C’est ainsi. Mais je vais filer coudre. Il le faut aussi. Puisque nos vies en dépendent, dit-on.