Un pas de côté

Mais si! Je l’ai franchi, ce pas inénarrable! Oui, je l’ai fait, ce pas de côté! Je suis passée à la librairie, et j’ai acquis quatre, oui quatre, vous entendez bien, quatre livres sans aucun rapport avec le boulot, juste pour le PLAISIR.

Non mais oh.

Tribute to Banville

Ta majesté t’affranchit du trépas,

ô grand fardeau qu’avec ennui on nomme,

ô toi qui fais de nous bêtes de somme,

de l’âne un sot, du matin un « Hélas! ».

Répétitions, péroraisons immondes,

Fiche à remplir, solennité du jour,

Quand du Travail tu éloignes l’amour,

Que tu l’enfles de bêtise féconde,

Qu’engendres-tu, toi qui naquis si tard,

Tout fardé, paillettes et directives,

De la Nécessité le fils bâtard,

Père de nos lassitudes hâtives!

Non, tu ne mourras pas, je le sais bien,

Boulot, fils dévoyé de nos besoins.

Joie des retrouvailles

J’ai retrouvé mon blog! – un peu comme un naufragé aborde une île déserte.

L’expression est peut-être excessive, mais la joie est là. Je lis Ovide, les Tristes, il n’a de cesse de parler à ses poèmes, « carmina mea », je n’en suis pas là, mais il y a une consolation douce à s’exprimer sur une mélopée, même dans le vent ou le désert.

J’ai lu quelques livres, ces temps derniers. Je l’écrirai ici.