Dire au revoir

Je ne sais pas bien dire adieu, et au revoir c’est encore pire.

Je viens d’envoyer mes derniers cours à mes élèves – et des conseils de lectures. Les suivront-ils?

C’est vraiment une fin d’année très bizarre. Tout ça pour reculer devant le pire : ranger les monceaux de papier accumulés depuis des semaines, et des semaines, depuis septembre dernier! Je suis plus heureuse à écrire des cours sur Eschyle, c’est sûr…

Encore une page qui se tourne.

Cela me rend moins mélancolique que d’autres années.

Un peu d’énergie en plus ne me ferait pas de mal.

Je ne sais plus trop quelle est la place de ce carnet. Tout se mêle sur cet écran.

# en pause.

Voilà, ce qui précède témoigne de la fin de quelque chose (en l’occurrence, de ma capacité à penser). J’aimerais tellement retrouver ce flux, d’écrire. Mais l’écran est porteur de trop d’informations, de tâches, et ne peut plus être l’espace d’une échappée.

Je dois réfléchir encore un peu – ailleurs.

Comme un creux

Je n’arrive pas encore à rebondir. Je suis dans le creux, dans un creux, un creux de vague, un peu hors du temps. L’année n’est pas tout à fait finie mais il va falloir la coudre à la suivante. Fatigue et soulagement. L’an prochain j’aurai à peu près les mêmes classes que cette année, alors il va me falloir classer, organiser, reprendre – ce qui est plus confortable que de tout inventer, sans manuel, sans ressource adaptée! Il n’y aura « que » les Terminales, comme niveau tout à fait neuf – et encore, je devrais pouvoir recycler utilement certaines ressources déjà produites.

C’est beaucoup d’émotions, tout ça, beaucoup d’émotions. Je ne devrais peut-être pas y mettre autant de coeur, mais c’est ainsi. Je suis dans un creux avant de remonter, plus haut, un peu plus haut.