Un pas de côté

Mais si! Je l’ai franchi, ce pas inénarrable! Oui, je l’ai fait, ce pas de côté! Je suis passée à la librairie, et j’ai acquis quatre, oui quatre, vous entendez bien, quatre livres sans aucun rapport avec le boulot, juste pour le PLAISIR.

Non mais oh.

Pas de deux

Je tiens à garder le souffle de l’enfance, le papillon niais, la fleur qui s’émerveille. Il n’y a pas longtemps que lune et soleil dansent, il n’y a pas longtemps que l’être humain se pense; j’aime lire les auteurs antiques au soleil.

Bien sûr, puisqu’il convient d’être au monde des hommes, bien sûr, puisqu’il convient d’être avec son prochain, j’accepte toutefois de parler et sourire, et je m’agiterai en tous sens, c’est la loi. Bien sûr, puisqu’il convient d’être une grande personne.

Je tiens à dire pourtant que la valse intérieure connaît de temps en temps faux pas, coups de grelot, remous, tourments, et peines, et presque du chaos. Je tiens à dire qu’au fil ténu qui nous sépare, nous relie, moi et moi, le moi de mon enfance et le moi de la loi, il y a peu parfois qui tienne à distance un coup de ciseau.

Tribute to Banville

Ta majesté t’affranchit du trépas,

ô grand fardeau qu’avec ennui on nomme,

ô toi qui fais de nous bêtes de somme,

de l’âne un sot, du matin un « Hélas! ».

Répétitions, péroraisons immondes,

Fiche à remplir, solennité du jour,

Quand du Travail tu éloignes l’amour,

Que tu l’enfles de bêtise féconde,

Qu’engendres-tu, toi qui naquis si tard,

Tout fardé, paillettes et directives,

De la Nécessité le fils bâtard,

Père de nos lassitudes hâtives!

Non, tu ne mourras pas, je le sais bien,

Boulot, fils dévoyé de nos besoins.