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Seulement la plume d’un oiseau,

seulement le vent qui se lève,

le chien qui court comme le vent,

l’aile de l’oiseau qui se soulève;

seulement l’air et l’eau, seulement loin des villes,

seulement les hameaux et les châtaignes closes

s’ouvrant au feu du bois de l’automne dernier;

seulement la plume d’un oiseau,

seulement l’été qui s’achève,

le chien qui court comme le vent,

seulement.

Un pas de côté

Mais si! Je l’ai franchi, ce pas inénarrable! Oui, je l’ai fait, ce pas de côté! Je suis passée à la librairie, et j’ai acquis quatre, oui quatre, vous entendez bien, quatre livres sans aucun rapport avec le boulot, juste pour le PLAISIR.

Non mais oh.

Pas de deux

Je tiens à garder le souffle de l’enfance, le papillon niais, la fleur qui s’émerveille. Il n’y a pas longtemps que lune et soleil dansent, il n’y a pas longtemps que l’être humain se pense; j’aime lire les auteurs antiques au soleil.

Bien sûr, puisqu’il convient d’être au monde des hommes, bien sûr, puisqu’il convient d’être avec son prochain, j’accepte toutefois de parler et sourire, et je m’agiterai en tous sens, c’est la loi. Bien sûr, puisqu’il convient d’être une grande personne.

Je tiens à dire pourtant que la valse intérieure connaît de temps en temps faux pas, coups de grelot, remous, tourments, et peines, et presque du chaos. Je tiens à dire qu’au fil ténu qui nous sépare, nous relie, moi et moi, le moi de mon enfance et le moi de la loi, il y a peu parfois qui tienne à distance un coup de ciseau.